Trous noirs supermassifs : l’existence d’un tore de poussières confirmée

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Le célèbre réseau de radiotélescopes du Karl G. Jansky Very Large Array (VLA) vient de confirmer une hypothèse avancée il y a plus de 40 ans concernant l’existence d’un grand tore de poussières autour d’un trou noir supermassif. Une confirmation avait déjà été faite il y a quelques années mais cette fois-ci, pour la première fois, c’est dans le cas d’un noyau actif de galaxie particulièrement brillant dans le domaine radio : Cygnus A.

C’est la radioastronomie qui a permis un retour en force de la relativité générale au cours des années 1960 en découvrant d’abord les quasars puis le rayonnement fossile et enfin les pulsars. Des étoiles supermassives ou superdenses nécessairement relativistes semblaient seules capables de rendre compte des observations concernant les quasars et les pulsars. Les analogies entre la formation des trous noirs par effondrement gravitationnel de ces astres et le Big Bang en inversant le sens de l’écoulement du temps allaient conduire John Wheeler, Stephen Hawking et d’autres à développer la théorie des trous noirs. Dès le début des années 1970, plusieurs théoriciens avaient avancé et développé l’hypothèse que bon nombre de galaxies possédaient en leur cœur un trou noir supermassif et que ceux-ci étaient à l’origine de la spectaculaire énergie contenue dans le rayonnement des quasars.

Une vue d’artiste expliquant le modèle unifié des AGN. Dans tous les cas il s’agit d’un trou noir supermassif entouré d’un disque d’accrétion, lui-même bordé par un énorme tore de poussières et de gaz. Des jets de particules sont émis et lorsque l’on observe un AGN parallèlement à l’un de ces jets on obtient un blazar très lumineux. Perpendiculairement, le rayonnement perçu est moins intense et on voit surtout une source radio. Entre les deux, et quand l’activité est très forte, on voit un quasar. © NRAO Outreach

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Les progrès de la radioastronomie, depuis ces années-là, ont permis parallèlement de découvrir plus généralement ce que l’on a appelé des noyaux actifs de galaxies (active galactic nucleus en anglais ou AGN). On a fini par comprendre qu’il s’agissait du même objet mais observé sous des angles différents de sorte que quasars, blazars ou encore galaxies de Seyfert ne sont que des trous noirs supermassifs en rotation. C’est-à-dire des trous noirs de Kerr, entourés d’un disque d’accrétion où des processus magnétohydrodynamiques complexes en rapport avec cette rotation produisent du rayonnement et des jets de particules relativistes, qui entrant en collision avec le milieu intergalactique peuvent générer les impressionnants lobes d’émissions radio détectés avec des radiotélescopes.

Un trou noir de 2,5 milliards de masses solaires au cœur de Cygnus A

Un de ces AGN est bien connu et étudié par les radioastronomes, il s’agit de celui associé à Cygnus A : une galaxie elliptique située à environ 76 millions d’années-lumière de la Voie lactée. Elle est une des sources radio les plus puissantes du ciel, découverte en 1939, par l’un des plus importants pionniers de la radioastronomie naissante Grote Reber. Au début des années 1950, elle fut avec le reste de supernova Cassiopée A (la plus forte source radio du ciel après le Soleil, située à une distance d’environ 11.000 années-lumière du Système solaire) l’une des premières sources radio identifiées à avoir une contrepartie dans le visible.

Une vue prise par drone du Karl G. Jansky Very Large Array (VLA). © NRAO/AUI/NSF

Un groupe de chercheurs anglo-saxons a déposé sur arXiv un article qui fait état de nouvelles observations de Cygnus A à l’aide du célèbre réseau de radiotélescopes du Karl G. Jansky Very Large Array (VLA) dans la plaine de San Augustin au Nouveau-Mexique (États-Unis). Il est formé de 27 antennes, larges de 25 mètres chacune, qui se déplacent sur des voies de chemin de fer disposées en Y (deux branches de 21 kilomètres et un pied de 19 kilomètres). En faisant de la synthèse d’ouverture, ces paraboles permettent de constituer un instrument virtuel de très grande taille avec une résolution bien plus grande que pour une seule de ces antennes.

Le VLA vient de permettre un zoom sur le trou noir supermassif contenant environ 2,5 milliards de masses solaires de Cygnus A. Ce zoom permet de confirmer des observations déjà faites avec un AGN nettement moins brillant, comme l’expliquait le précédent article ci-dessous. Il existe bien un énorme tore de poussières et de gaz autour du disque d’accrétion des trous noirs supermassifs, comme les astrophysiciens le pensaient depuis le siècle dernier.

En effet, dans le cadre du modèle unifié proposé pour rendre compte des divers AGN par un seul objet, les chercheurs avaient été conduits à postuler, dès 1977, l’existence d’un énorme tore de poussières et de gaz capable d’absorber une partie du rayonnement produit par le moteur central des AGN, c’est-à-dire le disque d’accrétion d’un trou noir géant en rotation.

Dans le cas de Cygnus A, les observations conduisent à donner un rayon de 900 années-lumière à ce tore de poussières que l’on voit donc directement pour la première fois pour un AGN aussi brillant dans le domaine radio.

  • Depuis environ 40 ans, les astrophysiciens ont développé un modèle unifié rendant compte des aspects des différents noyaux actifs de galaxies, des quasars aux blazars en passant par les galaxies de Seyfert.
  • Tous ces objets, y compris les galaxies radio, sont censés être des trous noirs supermassifs au cœur des galaxies accrétant d’énorme quantité de matière en formant des disques d’accrétion entourés de grands tores de poussières et de gaz, le tout alimentant des jets de matière.
  • On commence à avoir des images directes de ces tores de poussières.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/trou-noir-trous-noirs-supermassifs-existence-tore-poussieres-confirmee-60111/?fbclid=IwAR3NfTWrojNKsZ0cAKckXxbhKe6mlBNki6V8Ny3Ca-O9DmWyosdMvEX_5lY

—Note L. SM—

Ce qu’il faut retenir c’est que du micro au macro tout est vide, et tout est torus, dans torus, dans torus…, les mathématiques des vortex sont la preuve de l’existence de La Conscience Unifiée, UNE, au sein même du vide. Et comme tout n’est que vide, Tout est UN.

Les différents objets émergent et retournent dans le vide qui lui est permanent et sans temps ni espace.

Il n’y a qu’un seul et unique Etre. Et il n’a ni histoire, ni identité : “Cela Est”.

Et “Cela” est nous tous.

Nous sommes UN.

Namaste

L.

PS : voir :

Lien prouvé entre science et spiritualité – Les Mathématiques l’empreinte de Dieu

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