Les Catalyseurs, le moment du choix

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Pour rechercher qui nous sommes, nous pouvons nous appuyer sur le toujours disponible moment présent et sur ce qu’il nous rapporte de l’illusion qui nous entoure.

Voilà une chose merveilleuse à propos du Jeu de la Vie : il peut se jouer n’importe où! On peut emporter le Grand Échiquier avec soi, peu importe où l’on va, il suffit de le disposer dans notre mental profond.

Rappelez-vous : l’illusion n’est pas littéralement réelle, mais elle a sur nous des effets réels.

L’illusion nous apporte ce que Baba Ram Dass appelle: “Du grain à moudre”24. Ceux de la Confédération appellent ce grain ‘les catalyseurs’.

Nous nous découvrons nous mêmes quand nous réagissons aux catalyseurs qui surgissent dans notre vie.

En chimie, un catalyseur est une substance qui permet à une réaction chimique de se déclencher plus rapidement ou dans des circonstances différentes de ce qui est normalement possible, comme à basse température. L’agent catalytique lui-même n’est pas nécessairement impliqué dans la réaction chimique.

Nous recevons sans cesse des catalyseurs en provenance de personnes et d’événements autour de nous. Un catalyseur peut être une simple chose qui ne nous dit rien sur nous-mêmes. Quand ce matin je me suis assise devant mon clavier pour écrire, mon catalyseur physique a été que le soleil était encore bas sur l’horizon et il m’aveuglait.

Ma réaction a été de tirer le store vénitien de la moitié supérieure de la fenêtre de mon bureau, pour protéger mes yeux de l’éclat du soleil. Il n’y avait pratiquement pas d’émotion dans cette réponse à un catalyseur. Des tas de choses qui nous arrivent n’ont pas le pouvoir de nous émouvoir.

Ce sont des catalyseurs aléatoires, neutres. Habituellement, le catalyseur qui va nous donner des informations sur qui nous sommes est chargé en émotion, soit positivement, soit négativement.

Un catalyseur positif a tendance à nous rendre heureux. Un catalyseur négatif a tendance à nous rendre malheureux.

Quelqu’un nous fait une queue de poisson sur une route encombrée. Nous devons freiner brusquement pour éviter une collision. Maudissons-nous le chauffard ou bien freinons-nous en pensant : «Tiens je te fais de la place mon ami»?

Je confesse que j’aurais tendance, si pas à le maudire, du moins à marmonner mon mécontentement à l’adresse du conducteur indélicat!

Mon oncle Marion, maintenant parti pour la gloire, était un saint qui a vraiment dit en ma présence, un jour alors qu’il avait été coincé dans la circulation par un véhicule qui lui avait fait une queue de poisson : «Tiens je te fais de la place mon ami».

Comme il avait dû freiner violemment, je me suis foulé un poignet en heurtant l’arrière du siège de Marion, et cela m’a fâchée. Mon oncle Marion n’a jamais exprimé aucune autre réaction à cet incident (sauf d’appuyer de tout son poids sur le frein) que de la pure compassion.

Je crois du fond de mon cœur que mon Oncle Marion est parti de cette Illusion en étant gagnant au Jeu de sa Vie.

Mon attitude envers ce chauffard n’a pas été de l’amour. Je ne le voyais pas comme faisant un avec moi. En cette circonstance, j’ai raté l’occasion d’utiliser mon catalyseur sur le petit échiquier, ce qui m’aurait permis de faire un choix sur le Grand Échiquier.

Quand je repense à la réaction de mon oncle Marion à cette situation, je vois que l’identité et l’essence de Marion impliquaient sa conscience disciplinée, du fait que lui-même et cet homme faisaient un.

L’essence de la réaction de mon oncle Marion a été d’équilibrer ce moment de peur alors qu’une voiture surgissait brusquement devant lui, terriblement trop près, par une émission de prise de conscience de la vérité.

Crainte et amour ne peuvent pas faire bon ménage. L’un ou l’autre doit gagner.

Symbole de la lutte intérieure entre le bien et le mal dans l’expérience de l’illusion de la séparation et de la dualité.

Nous sommes tous enclins à adopter d’abord une position de crainte dans les situations qui nous paraissent à risque.

Équilibrer cette réaction en l’amenant à devenir de l’amour est le défi éthique fondamental de bon nombre de nos affrontements avec des catalyseurs. Dans ce livre, nous allons beaucoup analyser les choix. En fait, le sous-titre du présent volume est Le Choix.

Ce qui nous amène au moment de faire ce choix, c’est un catalyseur.

Le problème principal que nous rencontrons quand il s’agit de réagir adéquatement à un catalyseur positif c’est que nous trouvons celui-ci très agréable.

Nous nous perdons dans sa jouissance.

Un amour romantique efface une grande quantité des détails de notre carte routière intérieure.

L’amitié, les plaisirs d’une bonne compagnie et des moments agréables, et toutes les bénédictions de la vie surviennent pour que nous les appréciions quand ils passent à notre portée.

Dans ce nuage de bonheur il est bien difficile de se souvenir d’exprimer sa gratitude.

Sur le Grand Échiquier, considérer les choses comme acquises c’est être obligé de leur dire adieu.

Même si elles durent toute notre vie terrestre, elles ne font jamais partie du Jeu de la Vie.

Remercier pour les choses reçues c’est élever ce catalyseur au niveau du Grand Échiquier.

La gratitude consolide métaphysiquement les catalyseurs positifs, de sorte qu’ils fonctionnent à l’intérieur de notre processus d’évolution.

Les catalyseurs que nous, êtres humains, nous remarquons réellement, sont surtout les catalyseurs négatifs: nous perdons notre travail, notre partenaire nous quitte, nous sommes insultés, quelque catastrophe nous tombe dessus, alors nous nous sentons déprimés, ou en colère, ou coupables, ou indignes, …………………… (inscrivez au-dessus des pointillés !!!).

Un catalyseur n’a en soi rien de remarquable.

Il nous en arrive tout le temps.

En fait, nous les accueillons à un niveau plus profond que le mental conscient.

Nous savons tous ce que sont les émotions de jalousie, d’envie, de désinvolture ou de colère.

Les êtres humains ont toutes ces émotions en commun.

Que faisons-nous de ces émotions quand leur énergie est activée en nous par un catalyseur qui nous arrive?

Si notre réaction est de la colère, est-ce que nous nous retournons immédiatement contre l’agent catalytique, probablement un autre être humain, et exprimons cette colère sans égards pour les sentiments de cette personne?

Est-ce que nous tournons, au contraire, cette colère vers l’intérieur en aiguisant sa lame pour en tirer une vengeance habile et ‘douce’?

Est-ce que nous la laissons glisser sur notre échine sans y prêter attention ou sans en faire cas?

Ou bien tournons-nous cette colère contre nous-mêmes en nous qualifiant d’indigne?

Que faisons-nous de cette énergie engendrée par le catalyseur?

De l’énergie a été créée.

Les choix que nous faisons à propos de ce que le groupe Ra appelle ‘les dépenses d’énergie’ sont absolument capitaux quand nous jouons du Jeu de la Vie. Nous n’avons qu’un nombre limité de secondes à vivre cette expérience.

Il ne reste à notre cœur qu’un certain nombre de battements à exécuter avant que ne change notre environnement et que nous abandonnions notre corps physique.

Et dans le temps de ces battements de cœur il nous reste un nombre limité d’opportunités à vivre, ressentir, penser, et pour choisir comment réagir.

Chaque petit élément d’un catalyseur qui nous arrive est un don précieux.

Ici et maintenant l’environnement est tout à fait suffisant pour jouer au Jeu de la Vie.

Encore un point à propos de la recherche du véritable soi: la nature de la Création étant unitaire, et l’essence du Créateur étant l’Amour inconditionnel, il est logique d’en inférer que le ‘soi’ véritable est constitué de l’essence de l’Amour inconditionnel.

Et la Confédération nous donne spécifiquement cette assurance en nous encourageant à réaliser que nous sommes des étincelles jaillies du Créateur, et qui possèdent Sa nature.

Nous sommes Son Amour rendu visible.

Et il en est ainsi pour tout le reste de la Création.

Mais comment découvrir cela d’une manière authentique?

Voilà la question, voilà le défi ! Le Jeu de la Vie est un jeu qui dure.

Il est difficile de suivre la partie jusqu’au bout; c’est un défi comparable aux sports extrêmes: marathon, ou Jeux Olympiques.

Cependant, pour tous il y a moyen d’y jouer et même d’y jouer bien. Les principes en sont simples.

Une fois ces principes compris, il s’agit d’appliquer la discipline intérieure du Joueur véritable pour devenir un athlète métaphysique. Cela paraît bien dur. Le défi est grand, c’est indéniable. C’est un travail de toute la vie.

Mais sa récompense — le passage à une nouvelle vie et des aventures dépassant l’imagination— en vaut la peine.

Extrait de “Comment Vivre la Loi Une“.

Comment vivre la Loi Une – Le Livre en pdf

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bobThierry Pogetvoban Auteurs de commentaires récents
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bob
Invité
bob

l’illusion ne nous entoure pas, elle est en nous (dans la pinéale) et nous pouvons contrôler cette illusion par notre pensée !
Penses d’une personne qu’elle est “conne” et va lui parler, elle se transformera en conne, car elle sentira tes pensées et agira en fonction d’elles, si tu penses qu’elle est super cool alors tu verras que la personne changera !
Il y a des limites, les plus cons, restent con pour toujours LOL, bouché des chakras, ils interprètent les informations reçu à l’envers… et fond le contraire de ce qu’on pense…

Thierry Poget
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Thierry Poget

“Pour rechercher qui nous sommes, nous pouvons nous appuyer sur le toujours disponible moment présent et sur ..” Bonjour, Quel moment présent ? Celui qui vient de passer alors que je tape sur mon clavier, où celui du futur qui fuiit ! Se retrouve déjà le passé ? Alors quid de l’instant présent ? ” .. sur ce qu’il nous rapporte de l’illusion qui nous entoure.” L’illusion ne fait pas que de nous entourer, non, non, l’illusion est pour le moins double, d’une part elle se déploie à partir de notre karma individuel soit à partir des actions positives, négatives… Lire la suite »

bob
Invité
bob

le passé et le futur sont des illusion de l’esprit, ce que tu dis est valable seulement en parlant de temps, en seconde… Le présent c’est juste être vivant et non une image dans notre esprit, qui, n’est plus devant nos yeux

voban
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