Le roi de la déforestation clandestine de l’Amazonie mis sous les verrous

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Le « roi de la déforestation » clandestine en Amazonie vient d’être arrêté par les autorités brésiliennes. Ezequiel Antonio Castanha était à la tête d’une organisation mafieuse coupable de 20 % de la déforestation de l’Amazonie au cours des dernières années. Le coup de filet de la police brésilienne a également permis de mettre sous les verrous huit de ses complices.


L’agence environnementale brésilienne (Ibama) vient de confirmer la mise en détention provisoire d’Ezéquiel Antonio Castanha, accusé d’être le plus grand défricheur illégal de la forêt amazonienne. Connu comme étant le « roi de la déforestation » clandestine de l’Amazonie, l’arrestation du baron fait partie d’une vaste opération policière qui s’était déjà soldée par huit arrestations en août.
 
Selon le porte-parole de l’Ibama, Castanha était le « capo » d’une bande organisée qui dévastait une zone située en bordure de la route BR 163, dans l’ouest du Para, « l’un des points les plus critiques de l’Amazonie, où ont eu lieu 20% de tous les déboisements de la forêt vierge au cours des dernières années, et presque tous pratiqués par cette bande ». Le groupe envahissait des terres publiques, y mettait le feu et les défrichait ensuite pour les cultiver, y faire de l’élevage, ou encore en faire des parcelles qu’il louait ou vendait à prix d’or, jusqu’à neuf millions de dollars pour une ferme, a indiqué le parquet de l’État amazonien du Para.
 
Le Brésil lutte depuis plusieurs années pour réduire la déforestation de l’Amazonie. Elle est passée de 27.000 km2 en 2004, à 4 848 km2 entre 2013 et 2014 selon le ministère de l’Environnement. « Le démantèlement de cette bande contribue fortement au contrôle de la déforestation dans la région. Elle a baissé de 65% en septembre par rapport à août quand sa détention a été décrétée, mais on aura les chiffres précis en juillet », rapporte le porte-parole de l’Ibama.

Ezéquiel Antonio Castanha est également accusé de blanchiment d’argent, d’usage de faux et d’association de malfaiteurs. Il risque jusqu’à 46 ans de prison et une amende de 16,6 millions de dollars.

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